
TADINGA
En quête de sensations et de belles images, un trio de vidéastes et surfeurs s’envolent pour le Maroc.
D’Essaouira à Agadir, ils parcourent la côte à la recherche de la plus belle vague, mais la nature nous a rappelé l’un des piliers du surf : on ne choisit pas.
à retrouver sur Riding Zone TV
Un documentaire de Thomas Delattre
Produit par WAVY
Avec le soutiens de World of Wave, Lacanau Surf School et Gedimat
Durant l’année 2024, toujours en quête de meilleures images, nous décidons de partir découvrir de nouvelles côtes à la poursuite de vagues d’exceptions. Notre choix se porte rapidement sur le Maroc, connu comme paradis du surf, avec l’intention de réaliser un film de surf en mettant l’accent sur le cadrage et la lumière. Les images doivent ressembler à des cartes postales. Pour ça, Anaëlle se joint au voyage en tant que cheffe opératrice et photographe.
Notre trio s’envole fin novembre en commençant par Essaouira et Sidi Kaouki, puis nous longeons la côte. Les vagues sont là, mais les tubes attendus n’arrivent jamais. Les journées sont longues, au rythme des marées. Nous partons avant le lever du soleil et revenons une fois la nuit tombée. On sillonne les côtes à la recherche des vagues, avec l’aide des locaux qui se joignent à notre quête. Au fil des jours, les déceptions s’enchaînent et nous commençons à désespérer. Notre souhait de créer un film de surf s'effrite, aucune session ne sort du lot. Sans même s’en rendre compte, les journées se finissent peu à peu de la même manière : Teïva avec sa planche et moi avec une caméra, accompagnés des marocains, au large, le soleil se couchant. Là où la performance et les vagues ne comptent pas. Seuls les bons moments restent.


A contre-coeur nous devons quitter nos nouveaux amis et reprendre la route pour continuer notre périple. Nos valises se posent à Imsouane, nouveau temple du surf. Nous sommes enthousiastes et certains de trouver des vagues. A notre arrivée nous déchantons complètement. La ville ne ressemble en rien à tout ce que nous avons connu jusqu’à présent. La ville est neuve, tout est encore en construction. Le village d’origine, celui des pêcheurs, a été rasé pour laisser place aux pelleteuses et camions de chantier. Imsouane a été envahie par le tourisme, et ses vagues avec. Il faut faire la queue longtemps pour se mettre à l’eau, et c’est encore pire lorsqu’il s’agit de remonter la plage pour retourner au pic. La ville ressemble à une énorme fourmilière. Le village où nous étions précédemment nous manque, son ambiance aussi. Nous décidons de quitter Imsouane et d’y retourner.
Une routine s’installe, nous retrouvons nos amis Youssef et sa famille et vivons à leur rythme. Ils nous indiquent un spot secret. Après quelques heures de route sur une piste parfois embouteillée par des convois de chèvres ou de chameaux, nous arrivons dans un village de quelques maisons seulement. Au bout du monde, nous attendons les vagues. Cette énième tentative ne fut encore une fois pas concluante. Nous rentrons en ayant hâte de profiter du coucher de soleil avec Youssef et ses frères avant de partager un repas ensemble. Pour nous le plus important, c’est ça. Nous décidons de changer la direction du film. La nature nous a rappelé l’un des piliers du surf : on ne choisit pas. Le surfeur doit s’adapter à ce qu’on lui offre. Nous sommes arrivés avec la prétention de faire un film de surf, et nous sommes repartis avec la joie de filmer un documentaire sur nos rencontres et leur impact durant notre voyage.










